Comment fonctionnent les aides auditives ? Le guide
La perte auditive est un trouble courant, dont la fréquence augmente avec l’âge. Beaucoup de gens traversent une grande partie de leur vie sans jamais penser aux aides auditives, puis se sentent complètement perdus le jour où il faut en acheter une paire.
Peut-être qu’à l’issue de votre test auditif, votre audioprothésiste vous a indiqué que des aides auditives vous seraient bénéfiques. Il existe des centaines de modèles, dont beaucoup embarquent des fonctions et des technologies particulières qui peuvent vous être très utiles… ou parfaitement superflues. Ajoutez à cela des tarifs souvent exorbitants, et il devient difficile de savoir ce dont vous avez réellement besoin.
L’un des meilleurs moyens de devenir un consommateur averti est de mieux comprendre le produit que vous cherchez. Voici un examen détaillé du fonctionnement des aides auditives, des différents types existants, des fonctionnalités que vous pouvez y trouver et, plus généralement, de tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur ces petits appareils d’aide à l’audition.
Les composants d’une aide auditive
Les aides auditives ont énormément évolué depuis leur invention. Le tout premier dispositif destiné aux personnes malentendantes était le cornet acoustique.
Le cornet acoustique était pour l’essentiel un grand cône qui canalisait davantage de son vers l’oreille. Ces dispositifs étaient volumineux, encombrants et très peu pratiques. Imaginez devoir transporter partout un cornet à peu près de la taille d’un cône de chantier.
Aujourd’hui, les aides auditives sont petites, performantes et capables d’amplifier le son bien mieux que les cornets d’autrefois.
Selon votre mode de vie, vos préférences personnelles et les environnements sonores que vous fréquentez, le produit idéal ne sera pas le même. Voici un examen plus détaillé du fonctionnement des aides auditives et des composants clés qui leur permettent d’aider les personnes malentendantes.
Le microphone
Le premier composant à examiner dans une aide auditive est le microphone. Le microphone est un composant électrique capable de convertir l’énergie vibratoire du son en signal électrique.
Les microphones étaient autrefois assez volumineux, mais ceux d’aujourd’hui peuvent être plus petits qu’une pièce de monnaie tout en conservant une sensibilité suffisante pour capter un son de bonne qualité.
L’amplificateur
Le composant suivant peut être considéré comme le cerveau de l’ensemble : l’amplificateur. L’amplificateur, ou ampli, augmente la puissance du signal reçu par le micro.
Les amplificateurs des aides auditives peuvent aussi assurer des fonctions supplémentaires, comme l’isolation de la voix ou la réduction du bruit de fond. Ces fonctions reposent sur de légères manipulations des signaux provenant du microphone et facilitent beaucoup la compréhension des conversations dans les environnements bruyants.
Le haut-parleur
Une fois le signal numérique amplifié, l’étape suivante consiste à le retranscrire dans un support que l’oreille peut exploiter pour percevoir le son. Les aides auditives classiques utilisent pour cela un haut-parleur. Un haut-parleur est constitué d’une membrane et d’aimants.
Lorsqu’une impulsion électrique le traverse, le courant fait bouger la membrane, ce qui produit un son. Comme le signal n’est qu’une version amplifiée de ce qu’a capté le micro, le haut-parleur restitue les mêmes sons, mais à un volume plus élevé.
La perte auditive
L’oreille est un organe complexe. L’un des meilleurs moyens de comprendre la perte auditive est d’examiner de plus près les deux grandes fonctions de l’oreille : la conduction du son et sa perception.
La voie de conduction
La conduction du son désigne la capacité de l’oreille à traduire les variations de pression de l’air, produites par les ondes sonores, en mouvement physique. Les parties de l’oreille qui participent à la conduction sont le conduit auditif, le tympan et les osselets de l’oreille moyenne.
Le conduit auditif achemine le son jusqu’à une fine membrane appelée tympan. De minuscules osselets relient le tympan à l’organe sensoriel de l’oreille. Lorsque le tympan bouge, il fait bouger ces petits os.
Un problème à n’importe quelle étape de ce parcours peut entraîner une forme de perte auditive appelée surdité de transmission. Beaucoup de ses causes se soignent, comme un bouchon de cérumen.
La perception du son
L’aspect sensoriel de l’audition concerne la conversion d’un mouvement physique en influx nerveux. L’élément principal chargé de cette fonction est la cochlée.
La cochlée est une structure creuse en forme d’escargot qui renferme une multitude de cellules ciliées sensorielles, chacune finement accordée sur une fréquence précise. Lorsque les osselets viennent frapper la cochlée, ils propagent une vibration dans cette structure creuse et activent le cil correspondant. Ce cil se courbe, déclenchant un influx nerveux que le nerf auditif transporte hors de l’oreille. Les vibrations sont ensuite traitées par les centres auditifs du cerveau.
Une perte auditive liée à la cochlée, au nerf auditif ou au cerveau est qualifiée de surdité de perception. Ces formes de perte auditive sévère sont généralement irréversibles.
La surdité de perception peut résulter de l’âge ou d’une exposition à des bruits forts qui épuisent les cellules ciliées de la cochlée. Celle-ci devient tout simplement moins sensible. Résultat : il faut un son plus intense, porteur de plus d’énergie, pour que l’oreille le perçoive.
Comment les aides auditives aident-elles les malentendants ?
Vous comprenez désormais le fonctionnement d’une aide auditive classique et les deux types de perte auditive, mais comment ces appareils aident-ils concrètement les personnes malentendantes ? Voici un examen détaillé de leur apport et des raisons pour lesquelles ils constituent l’outil le plus utilisé face à la perte auditive.
Un volume augmenté
La première façon, et sans doute la plus évidente, dont les aides auditives aident les personnes malentendantes, c’est en augmentant le volume des sons qui entrent dans l’oreille. Elles se placent à l’entrée de l’oreille car le microphone peut ainsi capter les bruits que l’oreille recevrait normalement et en augmenter l’intensité.
Quand on parle de perte auditive, on l’évoque généralement en degrés, mais cela revient simplement à mesurer le son le plus faible qu’une personne est capable d’entendre. Plus le degré de perte auditive est élevé, plus un son doit être fort pour être perçu.
Les sons qu’une personne est capable d’entendre définissent son seuil auditif. Tout ce que fait une aide auditive, c’est prendre les sons situés en dehors de ce seuil et les amplifier jusqu’à ce qu’ils y entrent et deviennent audibles.
Une meilleure qualité sonore
Au-delà de la simple amplification, les aides auditives peuvent aussi aider en retouchant légèrement les sons qui parviennent à l’oreille. L’une des situations les plus difficiles pour les personnes malentendantes est de comprendre ce qui se dit dans un environnement bruyant et agité.
Avec des aides auditives de pure amplification, aucune distinction n’est faite entre la voix d’un interlocuteur et les bruits concurrents. Les personnes malentendantes peuvent donc continuer d’avoir du mal à comprendre la parole dans un environnement chaotique.
En retouchant légèrement les signaux sonores captés par le microphone, certaines aides auditives offrent un son plus net et font ressortir les voix par rapport aux bruits environnants. L’EV3 et l’Atom de CLARIA sont deux exemples d’aides auditives au son enrichi et parfaitement clair.
Les aides auditives à conduction osseuse
Les contours d’oreille, les intra-auriculaires et les modèles invisibles sont autant de formes d’aides auditives mais, sur le plan du fonctionnement, ils reposent tous sur le même principe. Tous comportent un microphone, un amplificateur et un haut-parleur pour aider à entendre.
Toutes ces aides auditives utilisent l’air comme support. Mais que se passe-t-il lorsque la personne n’est pas en mesure de conduire correctement les ondes sonores jusqu’à l’oreille interne ?
C’est là qu’interviennent les aides auditives à conduction osseuse. Elles ressemblent beaucoup aux modèles classiques mais, au lieu d’envoyer le signal de l’amplificateur vers un haut-parleur, elles l’envoient vers un composant appelé oscillateur. Lorsqu’un courant électrique traverse un oscillateur, celui-ci vibre. C’est le principe même de l’aide auditive à conduction osseuse.
L’oscillateur est soit placé sur l’os situé derrière l’oreille à l’aide d’un serre-tête, soit fixé à un implant chirurgical inséré dans l’os. En transmettant les vibrations sonores à l’os proche de l’oreille, l’oreille interne peut vibrer et percevoir les sons.
Ce système contourne entièrement les structures de conduction de l’oreille et permet à des personnes qui ne tireraient aucun bénéfice d’une aide auditive traditionnelle de mieux entendre.
Mieux entendre, plus confortablement
Les aides auditives fonctionnent de manière assez simple. En convertissant le son en signal électrique, en amplifiant ce signal puis en le restituant par un haut-parleur, elles permettent d’entendre plus facilement.
Malgré cette conception relativement simple, beaucoup d’entreprises facturent des sommes astronomiques pour un produit qui devrait coûter une fraction de ce prix. C’est là que CLARIA intervient.
CLARIA est une entreprise qui s’attache à proposer des aides auditives de grande qualité à un prix raisonnable, sans vous ruiner. Avec plusieurs modèles au choix, vous trouverez l’aide auditive la mieux adaptée à votre vie et à votre budget.
Sources
Conductive Hearing Loss | ASHA
Sensorineural Hearing Loss | ASHA
Inquiring Ears Want to Know: A Fact Sheet About Your Hearing Test | CDC
